Anciennes éditions

Organisé depuis 2019 entièrement par des étudiants de Géosciences et du Département des Sciences de l’Antiquité de l’ENS, le stage n’est pas sorti de nulle part et a eu une longue tradition au sein des Géosciences.

Initié par Pierre Briole en 2011, le stage de volcanologie en Sicile a été pour plusieurs générations d’étudiants en Géosciences une introduction palpitante au monde de la volcanologie par un stage de terrain directement sur l’Etna. Chercheur CNRS du laboratoire de Géologie de l’ENS, et fort d’une très longue expérience de terrain en Sicile, Pierre a ainsi accueilli chaque année sur l’Etna les étudiants de première année avec ses collègues italiens de l’Institut National de Géophysique et de Volcanologie (INGV).

Ces initiations à la recherche par le terrain ont permis de susciter les vocations d’actuels doctorants en Volcanologie, comme Luca Terray (Géosciences 2013) ou Delphine Smitarello (Géosciences 2012). Elles permirent également de nouer des contacts avec les scientifiques et volcanologues italiens, qui continuent aujourd’hui à participer au projet et à présenter la science qui les passionnent par des interventions sur le terrain. Bien que centré sur la géophysique de la Terre solide, le stage comptait déjà de nombreuses spécialités, telles volcanologie, tectonique, géologie, ou sismologie.

Pierre Briole lui-même est fort d’une longue expérience de terrain en Sicile, qu’il a commencée lors de son service civique, avant de revenir plus tard pour étudier l’Etna, volcan européen le plus actif. Il a notamment participer à la conception du premier système d’inclinomètre autour du volcan. Par ailleurs ancien directeur du département de Géosciences, l’ENS lui avait accordé une interview en 2010.

Panache de cendre lors de la première édition du stage en juillet 2011.
L’édition 2012 devant une gerbe volcanique.
Convection active typique de la Valle del Bove, en juillet 2016.
Soleil levant sur la Calabre en juillet 2016.
Installation d’un capteur Géocube en juillet 2016.
La promotion de L3 en juillet 2017 sur le Pizzi Deneri.
Pierre Briole expliquant la situation géodynamique de la Sicile lors de l’édition 2018.
Mesure de SO2 du panache par obturation solaire, juillet 2018.

Au fil des années et des intervenants, le stage s’est enrichi, avec notamment l’excursion d’abord uniquement géologique des Monts Hybléens (Monti Iblei), grâce à Eric Barrier, professeur de Géologie à l’UPMC et fin connaisseur de la géologie sicilienne.

Et toutes les années n’ont pas été de tout repos, loin de là ! En 2012 le groupe était très occupé par une coulée de lave toute fraîche ; en 2017 l’accès au cratère par la voie classique du Sud était bloqué par une autre coulée fraîche de mars 2017.

En 2018 enfin, une première passation a permis aux étudiants de prendre en main une partie du projet pédagogique, en réalisant un documentaire sur la vie des habitants de l’Etna. Au-delà du simple système volcanique, les interviews des habitants et Catanais ont montré leur vécu au pied d’un mastodonte si actif, qu’ils craignent mais aussi respectent telle une entité bienveillante, leur mère à tous. Le documentaire avait pu voir le jour notamment grâce au soutien de l’A-Ulm et de Géotopo.

C’est avec toutes ses expériences que les étudiants reprennent aujourd’hui le projet, et en restant dans la grande tradition des stages de terrain, il l’ouvre aux autres aspects des géosciences, notamment sociétaux, et aussi à l’archéologie. Depuis déjà trop longtemps les éditions antérieures du stage passaient devant les sites des Monts Hybléens en ayant à peine le temps de s’arrêter, d’où cette année trois journées consacrées au Iblei et une forte participation du Département des Sciences de l’Antiquité au programme.